S'identifier - Contact

Photographe du village
Photos d'ici et de là-bas de Pascal G

croche pied historique ou changement de paradigme ?

soleil dans ciel noir

Où suis je ? Est ce la nuit ou le jour ? je ne sais plus très bien ! Voilà tant de mois que j’erre. Avant le 13 mars 2011 j’estimais l’heure sans trop de difficulté, question d’habitude, de luminosité. Depuis ce foutu dimanche où j’ai pris la route, les repères se sont dilatés, distendus. Depuis des mois, l’angoisse certains la sentaient monter, d’autres la réfutaient s’accrochant à des repères passés d’un temps que l’on ne pensait plus vivre. Et pourtant la vie tranquille a chuté sur ce double croche-pied concomitant de l’histoire ; l’explosion des centrales nucléaires japonaises et le bombardement de la Libye par l’armée française.
La chute fut lourde, douloureuse. Sur le flanc droit la peur, la peur d’être irradié comme ça en silence, l’air de rien. Le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière, le nippon lui déferla comme ces cars de touristes japonais sur les Champs-Élysées, l’appareil photo en moins. Les médias refusant de photographier ces éléments radioactifs bridés : question d’éthique ! Par la gauche une tension artérielle inquiétante. Les peuples arabes tel un kebab de Barbés étaient pris en sandwichs entre les missiles Dassault et la folie des dictateurs qui s’accrochaient à leur siége où les avaient placés leur assaillant flanqués du drapeau de libérateur. La liberté est au bout du fusil ? Pour s’extraire de cette double lame, les peuples arabes sortaient les griffes comme un instinct de survie dès qu’ils percevaient les signes de ceux qui avaient laissé ces dirigeants si longtemps les exploités : le blanc, le bleu, le rouge et qui leur tiraient dessus aujourd’hui, sous couvert d’un langage diplomatique : dommage collatéral.
Par le haut, une douleur aiguë ; un cynisme extrême, le cours de pétrole s’enflammait. Ce double croche-pied était une aubaine pour la main invisible du marché, pénurie de pétrole lié aux premiers bombardements français, besoins importants pour compenser les demandes énergétiques nippones. Le peuple d’en bas crevait de faim pendant que ceux d’en haut se gavaient. Question d’équilibre !
Longtemps j’avais hésité : comment m’extraire de ce monde qui n’est qu’une partie de moi même ? comment échapper à ce syndrome ? 
Prendre la fuite ? la fuite de quoi, la fuite vers où ? entrer en résistance ? contre qui au nom de quoi ? Je ne suis pas responsable des décisions belliqueuses du gouvernement de mon pays ! Les arabes de Libye, de Tunisie, de France et d’ailleurs font je pense les mêmes rêves que moi.
Le réveil sonne, et me sort de ce cauchemar je n’ai plus qu’à prendre ma douche pour me nettoyer de ces idées noires.

Pascal le 13.03.11 à 13:51 dans Actualités - Version imprimable
Article précédent - Commenter - Article suivant -

Pour aller plus loin

Photos de gare

Archives par mois