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Photographe du village
Photos d'ici et de là-bas de Pascal G

tout est bon dans le cochon

Préambule. " Soit le changement que tu veux voir dans le monde " est une citation de Gandhi qui parle à beaucoup d’entre nous, j’en fais partie. Ce post n’est donc qu’une illustration possible à cette invitation Gandhienne. Bien que normand j’aime la Bretagne, les bretons, les bretonnes, les crêpes de Sauzon sur Belle île, les kouign-amann de Locronan, les bars de Saint Malo, la presqu’île de Crozon et le Couesnon qui a eu la bonne idée de laisser le mont saint Michel en Normandie. Donc que les choses soient claires l’objectif n’est pas de tirer sur les bretons, pas plus que sur les agriculteurs de cette région. L’objectif n’est pas non plus d’utiliser la ficelle judéo-chrétienne de la culpabilité. Il s’agit simplement, n’en déplaise à certains internautes , de donner à voir.
 
Oui j’aime la Bretagne et quand je marche sur les côtes bretonnes et que je vois ça
 
 

algues vertes sur les plages bretonnes

 
Je suis consterné !
 
L’argument facile est de fustiger les éleveurs porcins, je le refuse. C’est oublier qu’ils font partie d’une chaîne avec les grossistes, les supermarchés et les consommateurs et que tous facilitent, favorisent, encouragent, acceptent cette dégradation de sites superbes.
Alors ami internaute et consommateur de passage, si un jour l’envie vous prend de manger du cochon, souvenez vous que tout n’est pas bon dans le cochon, les algues vertes ont un goût amer.
Réfléchissez  aux conditions d’élevage de ce cousin germain que vous allez déguster pour éviter de polluer ces côtes bretonnes, et tentez de trouver les éléveurs les plus vertueux.
Votre choix de jambon participera à la présence ou pas de ces filaments...

Pascal le 30.09.10 à 18:00 dans Nature - Version imprimable
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Commentaires

Les murs de jambons... empèchent l'accès à la mer

Si je peux ajouter un grain de sel à ce post… je souhaite poser une question toute simple : peut-on, sans se priver, diminuer le nombre de porcs élevés ?

Une piste : limiter le gâchis… facile, me direz-vous, là encore j’ai une question, a-t-on besoin d’autant de choix différents ? Jambon à l‘étouffée, torchon, tradition, sans couenne, à l’italienne, fumé, aux épices, cuisiné à l’os, Supérieur, sel réduit, Label Rouge, tendre noix, à la broche lentement grillé, etc.

Finalement : beaucoup de plastique, peu de viande, et surtout, plus le choix est large, plus il y a de pertes car le jambon est périssable et quand la dlc approche, il termine dans la poubelle des supemarchés => il faut tuer de porcs et donc en élever pour approvisionner ce que j’appelle les « murs de jambons ». La prochaines fois que vous ferez un tour au supermarché, pensez à ce commentaire en entrant dans le rayon « jambons ». En plus, foi de végétarienne qui aime bien les omnivores, le meilleur jambon se trouve dans le rayon à la coupe, avec en prime le sourire du charcutier et la possibilité de dire faire varier ce qui compte vraiment : l’épaisseur de la tranche (c’est comme pour le saucisson, l’épaisseur de la tranche, c’est une religion, chacun la sienne) et ça limite les pertes (enfin j’espère) et le plastique… 

Gaëlle - 30.09.10 à 18:55 - # - Répondre -

Je sens le même écoeurement que toi et Gaëlle devant ces plages souillées ; difficile à ce stade de dégradation du milieu naturel de déterminer l'origine du mal, de jeter la première pierre (je sais que ce n'est pas ton intention et que ce n'est pas non plus ce à quoi tu invites le lecteur de passage) et la façon d'y remédier. N'empêche, je trouve que les photos que tu en as faites sont magnifiques... Beau paradoxe...

Lucile - 01.10.10 à 11:02 - # - Répondre -

Re:

Non Lucile nous connaissons parfaitement bien l'origine du mal: les porcheries et poulaillers industriels sont responsables à 90 % de ce fléau. Evidemment le consommateur est le premier dans la chaîne, mais bien souvent il ne le sait pas. Moi je tape sur la FNSEA et l'état qui favorisent plus que jamais les grosses exploitations au détriment des petites. Ces gros là ne peuvent se permettre d'élever leur bêtes sur paille et en plein air. Il n'y a que le rendement qui compte. Les animaux sont nourris au maïs dont les champs envahissent notre terre et aux tourteaux OGM qui arrivent chaque jours du Brésil à Brest en cargo. Je m'arrête là mais j'aurais tant à dire...
anne de Bretagne

Anne - 04.10.10 à 12:48 - # - Répondre -

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